Denis Mukwege, l’ange gardien des femmes victimes de violence sexuelle

Source Ici Radio-Canada

Fondateur et directeur médical de l’Hôpital Panzi, en République démocratique du Congo, Denis Mukwege a déjà soigné plus de 40 000 femmes violées ou victimes de mutilations génitales. À l’approche de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, Catherine Perrin s’est entretenue avec le Dr Mukwege.

Il a été pressenti deux fois pour le prix Nobel de la paix, en 2013 et en 2014. En octobre dernier, il a reçu le prix Sakharov 2014 du Parlement européen pour son combat pour la protection des femmes.

Courage et responsabilités

« Je crois que les femmes sont très courageuses. Spécialement les femmes congolaises. Elles essaient de faire valoir leurs droits par tous les moyens. Elles ont déjà fait beaucoup contre ces atrocités, souligne le Dr Mukwege. Les hommes doivent prendre conscience qu’il n’y a pas d’humanité sans les femmes. Les femmes ont déjà joué leur rôle. […] Les hommes doivent prendre leurs responsabilités pour protéger les femmes. »

Déni

« La majorité qui ne viole pas n’empêche pas la minorité de commettre ces actes. On est dans une situation de déni, poursuit-il. Chaque fois qu’on dit que le viol n’existe pas, on laisse le mal prendre le dessus sur nous. Si vous ne voulez pas affronter un problème, vous ne pouvez pas le résoudre. »

Écoutez l’interview de Denis Mukwege sur le site de Ici Radio-Canada

Mise à jour depuis RFI – Voix du Monde : Le documentaire consacré au Dr. Mukwega “l’homme qui répare les femmes” a été interdit par le gouvernement congolais pour cause de “déshonneur jeté sur le corps de l’armée”. Espérons que son message et son travail passera quoi qu’il en soit.

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