Violence faite aux femmes > Reconnaitre et agir

Signes avertisseurs de la violence faite aux femmes

IL est peut être violent si :

Il la rabaisse.
Il parle tout le temps et domine la conversation.
Il la surveille tout le temps, même au travail.
Il essaie de prétendre qu’il est la victime et agit comme s’il était déprimé.
Il essaie de l’empêcher de vous voir.
Il agit comme si elle lui appartenait.
Il ment pour bien paraître ou exagère ses qualités.
Il agit comme s’il était supérieur aux autres membres de sa famille et plus important qu’eux.

ELLE est peut être victime de violence si :

Elle s’excuse ou trouve des excuses à son comportement, ou elle devient agressive ou se met en colère.
Elle semble mal à l’aise de s’exprimer en sa présence.
Elle semble être malade plus souvent et s’absente du travail.
Elle essaie de masquer ses blessures.
Elle trouve des excuses à la dernière minute pour ne pas vous rencontrer ou elle essaie de vous éviter lorsqu’elle vous rencontre dans la rue.
Elle semble triste, seule, repliée sur elle-même et craintive.
Elle consomme des drogues ou de l’alcool pour faire face à la situation.

Facteurs de risques

Situations dans lesquelles le danger peut être plus grand :

Il est en contact avec elle, a le droit de visite et/ou la garde des enfants.Il a accès à des armes.
Il a des antécédents de violence envers elle ou envers d%ym
Il a menacé de la blesser ou de la tuer si elle le quitte. Par ex., « Si tu n’es pas à moi, tu ne seras à personne. »
Il menace de faire du mal à ses enfants ou à ses animaux domestiques, ou de détruire ses biens.
Il a menacé de se suicider.
Il l’a frappée ou a essayé de l’étrangler.
Il passe par une phase très difficile (p. ex., emploi, séparation, dépression).
Il est convaincu qu’elle fréquente quelqu’un d’autre.
Il l’accuse d’avoir gâché sa vie.
Il ne cherche pas à obtenir de soutien.
Il surveille ses moindres gestes, écoute ses conversations téléphoniques, lit ses courriels et la suit.
Il a du mal à garder un emploi.
Il consomme de la drogue ou boit tous les jours.
Il ne respecte pas la loi.

Elle vient juste de se séparer ou elle a l’intention de le quitter.
Elle craint pour sa vie et pour la sécurité de ses enfants ou elle est incapable de voir les risques.
Elle lutte pour la garde des enfants ou elle a des enfants d’une relation précédente.
Elle a une autre relation.
Elle a des blessures non expliquées.
Elle n’a pas accès à un téléphone.
Elle est confrontée à d’autres obstacles (p. ex., elle ne parle ni le français ni l’anglais, elle n’est pas encore résidente du Canada, elle vit dans une région isolée).
Elle n’a ni ami-es ni famille.

Selon les statistiques, les femmes âgées de moins de 25 ans, les femmes handicapées, les femmes autochtones et les femmes qui sont des conjointes de fait risquent davantage de devenir victimes d’actes de violence (Statistique Canada : La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2005).

Ressources et soutiens

Fem’aide, ligne de soutien pour les femmes victimes de violence

Nous reconnaissons que demander de l’aide, lorsqu’on est touchée par la violence conjugale et/ou à caractère sexuel, c’est souvent briser un silence qui fait très mal.

En appelant la Ligne de soutien pour femmes victimes de violence, Fem’aide, vous y trouverez le respect inconditionnel de votre expérience, le respect de votre confidentialité, de l’écoute, du soutien et de l’information concernant les services disponibles dans votre communauté. La Ligne de soutien pour femmes victimes de violence est une ligne francophone où les services sont offerts par et pour les femmes. Des intervenantes, connaissant la réalité de votre communauté, répondent aux appels en fonction de leur provenance en Ontario. Elles vous orienteront vers les services qui y sont offerts.

Fem’aide au 1 877 336-2433, ATS 1 866 860-7082. Urgences (9-1-1).

Voisin-es, ami-es et familles

Voisin-es, ami-es et familles est une campagne qui vise à sensibiliser le public aux signes avertisseurs de violence faite aux femmes pour permettre aux proches d’une femme qui risque d’en être victime ou d’un homme violent, d’apporter leur aide. La campagne est un partenariat entre la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, le Comité d’experts Neighbours, Friends and Families/Voisin-es, ami-es et twodigits game familles par le biais du Centre for Research and Education on Violence Against Women and Children, et Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF).

La plupart des Ontariennes et des Ontariens se sentent personnellement responsables de la lutte contre la violence faite aux femmes. La première étape est de reconnaître les signes de cette violence. Prenez les signes avertisseurs au sérieux. Nous pouvons toutes et tous contribuer à prévenir la violence faite aux femmes.

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